Ne raccrochez plus au nez : cette technique calme tous les démarcheurs

Marre de décrocher au nez des démarcheurs, sans résultat ? Vous n’êtes pas seul ! Entre lois récentes, astuces vigilant·es et applications malignes, faisons le point sur cette invasion téléphonique qui fait monter la moutarde à bien des nez… et sur la technique, bien plus subtile, qui les calme (presque) tous.

Démarchage téléphonique en 2024 : des règles strictes (mais…)

  • Quatre appels non sollicités par semaine en moyenne : c’est ce que subissent les Français selon l’UFC Que Choisir.
  • Depuis début 2024, le gouvernement a renforcé les règles pour limiter ces assauts sonores.
  • Les appels de prospection téléphonique ne sont autorisés que du lundi au vendredi, entre 10h et 13h puis 14h et 20h.
  • Un même professionnel ne peut vous joindre plus de quatre fois dans le mois.
  • Utilisation d’indicatifs dédiés (plus de numéros commençant par 06/07 réservés au privé !)
  • Numéros masqués interdits : chaque centre d’appel doit s’afficher clairement.
  • Si on vous appelle en dehors de ces créneaux, ou si votre nom figure sur Bloctel, l’entreprise risque une amende salée : 75 000€ (personne physique) ou 375 000€ (morale).

Mais. Oui – il y a un “mais”. Ces règles, si carrées soient-elles sur le papier, s’appliquent mal sur le terrain : centres d’appel, modèles économiques menacés, plateformes étrangères hors de portée, robots qui génèrent des numéros… Dans les faits, des milliers de consommateurs hurlent leur mécontentement sur les réseaux, et la promesse d’un calme rétabli ressemble souvent à un vœu pieux.

Pourquoi raccrocher au nez ne sert-il à rien ?

On l’a tous fait : “Allô… non merci !” clic. Soulagement temporaire, mais… surprise, le même numéro (ou son petit cousin numérique) revient à la charge quelques heures, quelques jours plus tard. Explication :

  • Les systèmes automatisés classent votre ligne comme “non réponse productive” ou “raccroché”.
  • Résultat : le robot remet votre numéro dans la boucle, parfois jusqu’à 12 fois !
  • L’enfer est pavé de tentatives de fuite…

Et si on s’énerve, la pression subie par les téléconseillers (souvent payés à la prime, au succès, au nombre de conversations tenues) n’arrange rien : certains insistent, d’autres deviennent eux-mêmes désagréables.

Alors : quelle technique calme vraiment ces démarcheurs ?

On oublie le décrochage suivi du raccrochage sec, qui ne fait qu’alimenter la bête. À la place, voici ce qui marche (presque) systématiquement, selon les expériences partagées :

  • La fermeté polie, mais efficace : répondez calmement, “Merci, je ne suis pas intéressé, veuillez supprimer mon numéro de vos fichiers.” Répétez si besoin. Le numéro sort alors du circuit, ou n’est plus rappelé que 1-2 fois au maximum.
  • L’inscription sur la liste Bloctel (liste d’opposition officielle). Certes, ce service est loin d’être infaillible, mais il reste la base légale à brandir.
  • Pour ceux qui aiment la technologie :
    • Filtrage via l’application Orange Téléphone (gratuite, pas réservée aux abonnés Orange). Elle bloque la majorité des numéros de spam signalés par la communauté.
    • Certains téléphones fixes offrent des options de filtrage, comme l’obligation pour l’appelant de saisir un chiffre avant que ça ne sonne réellement ! Autant vous dire que les robots et robots-humains ne vont pas jusque-là.
  • Autre astuce testée et validée : ne décrocher qu’aux numéros connus (ceux de votre carnet), le reste file sur répondeur. Les démarcheurs ne laissent, par principe, jamais de message.

Pour les plus créatifs (et patients) : vous pouvez vous inventer une vie, raconter que “la personne est décédée”, faire semblant d’être sous tutelle ou demander poliment le numéro SIREN, ou même répondre à côté tant que l’interlocuteur finit par perdre patience. Ce n’est pas infaillible, mais ça a fonctionné pour certains, à condition de ne rien révéler de sensible, et d’avoir du temps à perdre…

Conclusion : pragmatisme, filtrage et un zeste d’humour

Au fond, la seule solution vraiment durable, c’est la combinaison d’astuces, de vigilance et de filtrage bien pensé. Rétrogradons la place du téléphone dans nos urgences :

  • N’ajoutez que vos proches/vrais contacts à votre carnet téléphonique.
  • Basculez le reste en silencieux ou sur répondeur.
  • Utilisez les outils dédiés (Orange Téléphone, liste Bloctel, voire téléphones avec filtres anti-robots).
  • Restez poli : pour votre tranquillité et celle du téléconseiller qui, souvent, n’a pas choisi ce job.

Et si jamais, vraiment, la situation devient ingérable : on signale l’abus sur le site gouvernemental dédié, histoire que l’arsenal répressif serve enfin à quelque chose.

Le combat contre les démarcheurs n’est pas gagné… mais une chose est sûre : ne raccrochez plus au nez, votre tranquillité y gagnera !